L’ordre des choses
Elle avait remis en cause mon autorité. Je n’avais pas réagi sur le moment. Depuis cela me hantait. Comment avais-je pu ne pas réagir ? Peut-être je ne voulais pas lui offrir ce qu’elle attendait. Je ne sais plus. Le temps a passé mais ce manque de respect à mon égard devait être puni.
J’ai préparé cette séance, lentement. Je la désirais brève, intense, brutale, comme une juste remise en ordre des choses.
Ce soir-là, je suis passée la prendre à la sortie de son travail. Durant le trajet jusqu’à chez elle alors que nos conversations étaient des banalités, je sentais monter en moi l’adrénaline. Des sueurs froides me couraient dans le dos tandis que les fourmis envahissaient mon corps et mon esprit. Lorsque nous sommes arrivées chez elle, j’ai profité qu’elle ôtait son manteau pour retirer le mien. Brusquement, je me suis collée derrière elle pour lui déboutonner son pantalon et lui descendre aux chevilles. Puis je l’ai poussée sur le bras du canapé. J’allais tester mon tout nouveau fouet aux longues lanières de cuir noir acheté pour l’occasion.
- Il y a quelque temps, tu m’as manqué de respect. Pour cela, je vais t’infliger dix coups que je veux t’entendre compter, haut et fort.
Je jouais avec le fouet mâtant sa croupe offerte. Je savourais cet instant celui qui précède le premier coup. Et c’est là que le premier coup a cinglé ses fesses. Et elle a crié. Fort.
- Compte !
La marque des lanières dessinait déjà les premiers traits rouges. Elle respirait fort. Elle ne devait pas comprendre pourquoi j’avais frappé aussi fort dès le premier coup.
- Compte, j’ai dit !
Et j’entendis le son de sa voie faiblard.
- Plus fort !
Elle s’exécuta. Le second coup partit. Son corps entier se raidit.
Elle comptait, je fouettais.
C’est tremblante, la tête enfouie dans le canapé qu’elle reçut le dernier coup.
- Change-toi, nous sortons.